Le feu
Est-il violent le feu, qui le dira ?
c'est bien lui qui réchauffe, c'est bien lui qui rend la maison habitable, bien que avec le progrès, on l'exclu de la maison pour le remplacer par des radiateurs électriques, à gaz ou à eau.
Elle se souvient du feu dans le poële en fonte Rosières, on ouvrait sa porte pour le voir pétiller, pour se réchauffer, pour l'attiser avec le pique-feu en fer et on se débarrassait des cendres qui s'accumulaient. Il chauffait la maison, il faisait cuire le repas, il était aussi là pour qu'on le regarde avec étonnement.
Il ne reste que les feux de broussailles qui sont beaux mais parfois on ajoute des vieux plastiques et sa flamme devient agressive et menaçante avec une odeur nauséabonde. On dit toujours, on ne recommencera pas mais il y a tellement de déchets en plastique et pas encore de ramassage des ordures.
Il faut choisir un jour sans vent, un jour sans pluie, il faut l'installer loin des arbres et des herbes séchées car c'est ce qu'il préfère !
L'oncle si prudent s'était laisser prendre et le feu montait le long de la route à une vitesse folle, heureusement les pompiers étaient arrivés vite et l'avait éteint avant qu'il ne brûle la maison du voisin.
Un autre jour, les neveux tout fiers avaient allumés un feu à la limite du champ du voisin ; en un clin d'oeil, il avait brûlé les chaumes et menacé la maison d'un autre voisin.
Tout c'était bien terminé !
( texte ancien )